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đź—ž Table ronde monde agricole

Lundi matin, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs ont rencontré les parlementaires de Loir-et-Cher. 
L’occasion d’Ă©changer sur les sujets et enjeux du monde agricole. 
Article de La Nouvelle République du mardi 2 Octobre à lire ci-dessous. 

 


FDSEA et JA ont plaidé hier devant les parlementaires le maintien, et même l’amélioration, des exonérations de charge pour le travail saisonnier.

Ils ne pourront pas dire qu’ils n’ont pas été informés avec précision sur ce sujet. Et c’était bien l’objectif de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs (JA) hier que de prendre le temps d’expliquer aux parlementaires du Loir-et-Cher, les répercussions de la suppression du dispositif d’allégement de charges TODE (travailleurs occasionnels, demandeurs d’emploi) annoncée par le Premier ministre, que les deux syndicats agricoles jugent « incompréhensible, inadmissible et incohérente ».
Projections chiffrées et témoignages concrets à l’appui, les sénateurs Jean-Paul Prince (UC) et Jean-Marie Janssens (UC), les députés Guillaume Peltier (LR), Maurice Leroy (UDI) et Marc Fesneau (MoDem) ont entendu leurs arguments. « La disparition de ce dispositif reviendrait chez moi à une augmentation de charges de 11 %, explique par exemple Pascal Marionnet, directeur des pépinières du même nom à Soings-en-Sologne. Et ce surcoût serait totalement impossible à répercuter, parce que notre coût de main-d’œuvre est déjà beaucoup plus élevé que celui de nos concurrents européens. »
Selon la FDSEA, ce nouveau boulet au pied de la compétitivité des exploitations agricoles sera d’autant plus lourd à traîner que la perte du CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) au 1er janvier 2019 ne sera pas non plus totalement compensée.
Ce que les syndicats ont également voulu mettre en exergue, c’est que cela ne va rien arranger dans le recrutement difficile des saisonniers. « Le fait que les allégements de charges soient réservés aux salaires minimum, ça tire tout vers le bas ! » avance Pascal Marionnet. « Alors que si on pouvait payer plus les gens, avec de meilleures exonérations de charge, l’argent reviendrait dans le circuit économique local » plaide pour sa part Florent Leprêtre, président de la FSEA.
Les salaires ne sont pas le seul frein, et des échanges ont eu lieu avec le président du Département Nicolas Perruchot, également invité hier matin, notamment sur l’employabilité de certains allocataires du RSA. Une piste peut-être plus intéressante que l’expérimentation menée cet été avec des réfugiés (*) que Pascal Marionnet juge finalement « peu concluante ».
Maintenir et même améliorer ces exonérations pour les travailleurs saisonniers, c’est pour la FDSEA et les JA une priorité, qu’ils espèrent avoir su faire partager aux parlementaires, parmi d’autres actions plus nationales. « Un lobbying à tous les échelons, confirme Florent Leprêtre, pour un sujet vraiment majeur ». Efficacité à confirmer d’ici le vote de la loi de finances.
(*) Lire la NR du 30 juillet 2018.

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