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🗞 La Montagne : “Être entendu sur ce que nous portons”

 

 


PrĂ©sident du groupe MoDem Ă  l’AssemblĂ©e nationale, le dĂ©putĂ© Marc Fesneau souhaite une liste des progressistes aux Ă©lections europĂ©ennes. Il dit halte Ă  la dĂ©gradation des services publics en milieu rural. 

Votre candidature Ă  la prĂ©sidence de l’AssemblĂ©e Ă©tait-elle celle de la dĂ©ception ? 
Non, j’Ă©tais le candidat de la diversitĂ© de la majoritĂ©. C’est un style et une maniĂšre d’ĂȘtre dans la majoritĂ©. Et je n’ai pas cachĂ© que je suis dans la majoritĂ©. 

Vos 86 Voix, est-ce un signal ? 
Oui. Il faut que l’on puisse ĂȘtre Ă©coutĂ© et que l’on puisse participer Ă  amĂ©liorer les textes au Parlement. 

Dites-vous que le MoDem a été maltraité ? 
La question n’est pas lĂ . La question c’est de savoir si on peut ĂȘtre entendu sur ce que nous portons. C’est comment sont perçues les rĂ©formes dans l’opinion et comment pouvons-nous faire entendre la voix des gens. 

Est-ce que le plan pauvreté, par exemple, manifeste une inflexion sociale ? 
Ce n’est pas une question d’inflexion, le PrĂ©sident de la RĂ©publique a toujours parlĂ© de ce volet social. Je ne doutais pas. Mais certaines rĂ©formes ont besoin de davantage de pĂ©dagogie. Par exemple, sur la loi alimentation, n’est sortie qu’une mesure dans l’opinion : le glyphosate. Alors qu’il y a beaucoup de mesures dont la construction des prix Ă  la production, la montĂ©e en gamme sur le bio, un volet sur les circuits courts. Et on n’a pas perçu cela. Il en sort quelque chose d’incroyable : on nĂ©gocie au niveau europĂ©en le passage de 15 ans Ă  5 ans du glyphosate et ça se termine par “La France est en retard sur le glyphosate” alors qu’on est en avance ! 

François Bayrou n’a pas Ă©tĂ© tendre, il a dit que le MoDem a Ă©tĂ© oubliĂ©… 
J’ai dit que ce n’est pas le MoDem qui a Ă©tĂ© oubliĂ©, c’est ce qu’il pense, ce qu’il porte qui n’a pas Ă©tĂ© assez entendu. Et vous savez, par nature, lorsqu’un parti est majoritaire Ă  lui seul, il a tendance Ă  se contenter de ce confort. Le message de François Bayrou, c’est de dire que la majoritĂ© a deux pieds et qu’elle doit travailler sur ses deux pieds. 

Vous ĂȘtes Ă©lu d’une zone rurale. Que pensez-vous de la tentation d’y rĂ©duire les services publics ? 
Ce n’est pas ce qu’il faut faire. Depuis des annĂ©es, on vous dit qu’il faut Ă©conomiser des postes. Et que fait-on ? On ferme les services. Pourquoi ne part-on pas de la question suivante : quels sont les besoins des usagers dans un territoire donnĂ© ? Il faut que la modernitĂ© apporte l’amĂ©lioration et non la dĂ©gradation. 

Vous ĂȘtes rapporteur du texte sur la rĂ©forme des institutions. OĂč en est-on ? 
Il fait faire en urgence la loi Pacte pour les entreprises. Et aprÚs la séquence budgétaire, en janvier sans doute, on reprendra le débat sur ce texte. 

Vous ĂȘtes europĂ©en. Voulez-vous une liste MoDem ou une liste d’union pour les europĂ©ennes ? 
RĂ©cemment l’Europe a rĂ©affirmĂ© son identitĂ© profonde avec les droits voisins et avec le carton rouge Ă  Orban. Ce sont deux bons signaux. Mais un sujet reste Ă  traiter, l’insupportable concurrence entre les États europĂ©ens sur le plan des droits sociaux et de la fiscalitĂ©. Nous devons aller vers l’harmonisation. Et sur les Ă©lections europĂ©ennes, il y a une logique, l’union de ceux qui veulent le progrĂšs europĂ©en contre ceux qui veulent le repli. Ce n’est pas de moins d’Europe dont on a besoin, c’est de plus d’Europe. 

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